Un accompagnement en trois actes pour les victimes de violences : comprendre, se défendre, se reconstruire.
Nathalie Tomasini
Coach pour victime de violence, un allié pour reprendre le contrôle de sa vie
Sommaire :
- Les violences laissent des traces invisibles qui durent bien après les faits
- Le coach victime violence : un professionnel formé pour accompagner sans juger
- Poser des mots, retrouver du pouvoir, envisager l’avenir
- L’importance de la double compétence humaine et juridique pour les victimes
- Les signes qu’un accompagnement par un coach pourrait vous aider
- Les critères à vérifier avant de s’engager avec un coach pour victime de violence
- L’approche de Victime Coach : un accompagnement sur mesure, sans protocole imposé
Les violences laissent des traces invisibles qui durent bien après les faits
Les violences, qu’elles soient physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques s’inscrivent dans la durée, modifient la façon dont la victime se perçoit, dont elle interagit avec les autres, dont elle traverse son quotidien. Certaines personnes développent un stress post-traumatique, avec des crises d’angoisse, des troubles du sommeil, une perte durable de l’estime de soi. D’autres peinent à reprendre une activité professionnelle ou sociale normale pendant plusieurs mois, parfois plusieurs années.
Le corps garde souvent la mémoire de ce que l’esprit tente d’oublier, avec des manifestations physiques qui apparaissent longtemps après les faits : douleurs chroniques, troubles digestifs, fatigue persistante sans cause médicale identifiée. Ces symptômes ne sont pas des signes de faiblesse, mais des conséquences normales d’une situation anormale. Les reconnaître, les nommer, les comprendre constitue déjà un premier pas vers la reconstruction.
Les violences conjugales occupent une place particulière dans ce paysage, car elles s’installent dans la durée et s’accompagnent fréquemment d’un isolement progressif de la victime vis-à-vis de son entourage. Le cyberharcèlement et les atteintes à la vie privée en ligne représentent une autre catégorie en pleine expansion, avec une diffusion et une amplification du préjudice particulièrement rapides sur les réseaux sociaux. Quelle que soit sa nature, la violence laisse des traces qui dépassent largement le moment des faits.
Le coach victime violence : un professionnel formé pour accompagner sans juger
Le coach auprès des victimes de violences n’est ni un psychologue, ni un avocat, ni un travailleur social. Il occupe une place spécifique, à l’intersection de ces différents mondes, avec une mission claire : aider la victime à retrouver une capacité d’action sur sa propre existence, sans la soigner, sans la défendre en justice, sans gérer ses démarches administratives.
Son rôle se décline en plusieurs dimensions :
- créer un espace sécurisant où la victime peut s’exprimer librement, sans crainte d’être jugée, minimisée ou poussée à aller plus vite qu’elle ne le souhaite : cet espace est souvent le premier lieu où la personne ose mettre des mots sur ce qu’elle a vécu ;
- aider à comprendre les mécanismes de l’emprise, les cycles de violence, les stratégies de manipulation psychologique qui ont maintenu la victime dans une situation qu’elle n’aurait jamais acceptée en temps normal : cette compréhension permet de déconstruire la culpabilité et la honte qui accompagnent trop souvent ces situations ;
- accompagner la reconstruction concrète de la vie quotidienne : reprendre le sommeil, oser sortir seule, retrouver le contact avec ses proches, se sentir apte à affronter les démarches à venir ;
- préparer les étapes judiciaires si la victime le souhaite : identifier la qualification des faits, anticiper les auditions et audiences, travailler sur la gestion de l’angoisse avant et pendant les rendez-vous.
Le coach ne se substitue pas aux autres professionnels, il travaille en complémentarité avec eux, lorsque la victime a besoin d’un suivi psychologique, d’une défense juridique ou d’un accompagnement social. Sa valeur ajoutée réside dans cette capacité à tenir les deux dimensions, humaine et pratique, sans les dissocier.
Poser des mots, retrouver du pouvoir, envisager l’avenir
Un accompagnement en coaching victime violence ne suit pas un protocole rigide. Chaque personne a son propre rythme, ses propres besoins, ses propres limites. Pour autant, on peut identifier trois grandes phases qui composent le parcours :
- La première phase consiste à poser des mots sur ce qui a été vécu. Il s’agit de nommer la violence subie, de déconstruire la honte qui accompagne trop souvent ces situations, et d’aider la victime à reprendre le contrôle de son récit intérieur. Cette étape est déterminante, car de nombreuses personnes n’ont jamais eu l’occasion de mettre des mots sur ce qu’elles traversent, faute d’écoute ou par peur du jugement. Le rôle du coach est ici de créer un climat de confiance, sans pression ni échéance imposée, où la parole peut émerger à son propre rythme.
- La deuxième phase porte sur la reprise de pouvoir. Après des mois ou des années d’emprise, la victime a souvent perdu le sentiment d’avoir une capacité d’action sur sa propre existence. Le travail du coach consiste à l’aider à retrouver ce pouvoir, pas à pas, à travers des petits gestes concrets : oser sortir seule après plusieurs mois d’isolement, reprendre la parole face à un collègue, envisager un retour à une activité mise de côté. Chaque petit pas compte et se construit avec le soutien de l’accompagnant, sans précipitation.
- La troisième phase concerne l’avenir. Une fois les démarches engagées ou stabilisées, l’accompagnement se tourne vers la reconstruction de l’image de soi, de la vie professionnelle et affective. Il s’agit d’écrire un nouveau chapitre, en s’appuyant sur les ressources retrouvées au fil du travail effectué avec le coach. Cette phase marque un nouveau départ, où la victime apprend à vivre sans le poids qu’elle portait seule jusque-là.
L’importance de la double compétence humaine et juridique pour les victimes
Réunir écoute et expertise juridique au sein d’un même accompagnement transforme en profondeur la manière dont la victime traverse son parcours de reconstruction. Cette double compétence est rare, mais elle fait toute la différence pour plusieurs raisons.
Éviter de multiplier les interlocuteurs est un premier avantage majeur. La victime n’a pas à jongler entre un psychologue d’un côté et un avocat de l’autre, sans lien entre les deux suivis. Un seul professionnel connaît l’ensemble du dossier, humain et juridique, ce qui évite les redites et les explications répétées à chaque changement d’interlocuteur. Cette cohérence est précieuse pour une personne qui a déjà beaucoup à gérer.
Réduire l’angoisse liée aux échéances judiciaires constitue un deuxième atout. Une préparation anticipée des auditions et audiences limite le risque d’être submergé par l’émotion au moment décisif. Le coach peut aider à préparer le récit à tenir, à anticiper les questions qui pourraient être posées, à travailler sur la gestion du stress avant et pendant les rendez-vous. Cette préparation ne remplace aucunement un avocat, elle complète le travail juridique par une dimension humaine et émotionnelle.
Bénéficier d’une disponibilité ajustée aux temps forts fait également la différence. Convocation, contact inattendu avec l’agresseur, moment de doute : un accompagnement réactif permet de traverser ces instants sans se sentir totalement seule. Cette réactivité rassure et permet à la victime de ne pas se sentir abandonnée face aux imprévus qui jalonnent souvent ce type de démarche.
Favoriser une reconnaissance globale du préjudice est enfin un enjeu crucial. Un dossier qui reflète à la fois la réalité juridique des faits et l’ampleur véritable de la souffrance vécue pèse davantage devant la justice. Le coach qui maîtrise les deux dimensions aide à construire ce dossier, sans dissocier le droit de l’humain.
Les signes qu’un accompagnement par un coach pourrait vous aider
Certaines victimes hésitent avant de contacter un coach, par peur de ne pas être crues, par honte, ou simplement parce qu’elles n’ont pas encore les mots pour dire ce qu’elles ont vécu. Plusieurs signes peuvent indiquer qu’un accompagnement serait bénéfique :
- Vous avez du mal à mettre des mots sur ce que vous avez vécu, et vous vous sentez seule face à ce poids : vous n’avez jamais eu l’occasion de parler librement de ce que vous avez traversé, sans être interrompue, minimisée ou jugée.
- Vous ressentez une perte durable de confiance en vous, et vous avez du mal à reprendre des activités simples du quotidien : sortir seule, dormir sans angoisse, retrouver le contact avec vos proches vous semblent des défis insurmontables.
- Vous envisagez des démarches judiciaires, mais vous ne savez pas comment vous y prendre, ou vous avez peur d’être submergée par l’émotion au moment des auditions : vous avez besoin d’être préparée, accompagnée, sans être laissée seule face à ces moments éprouvants.
- Vous avez l’impression de tourner en rond, de ne pas avancer, malgré les mois qui passent : vous sentez que vous avez besoin d’un espace dédié, d’un accompagnement « structuré », pour sortir de cette impression de stagnation.
- Vous ne savez pas vers qui vous tourner, et vous avez besoin d’un premier point d’entrée clair, sans engagement immédiat : vous cherchez un professionnel qui puisse vous écouter, vous orienter, vous accompagner sans vous pousser dans une direction que vous ne souhaitez pas.
Si vous vous reconnaissez dans l’un ou plusieurs de ces signes, sachez qu’un accompagnement est possible. Vous n’êtes pas seule, et il existe des professionnels formés pour vous aider à avancer, pas à pas, à votre rythme.
Les critères à vérifier avant de s’engager avec un coach pour victime de violence
Tous les coachs ne se valent pas. Certains sont formés spécifiquement à l’accompagnement des victimes de violence, d’autres non. Plusieurs critères permettent de faire le bon choix.
La formation et l’expertise spécifique dans les cas de violence physique, psychologique ou économique constituent un premier repère essentiel. Le coach doit avoir une formation reconnue dans l’accompagnement des victimes de violence, idéalement complétée par une expertise juridique ou psychologique. Une formation générale en coaching, sans spécialisation, ne suffit pas pour accompagner des situations aussi complexes et sensibles.
La capacité d’écoute compte tout autant, tant la parole d’une personne qui a subi des attaques et des menaces demande à être reçue sans précipitation ni jugement, avec la patience nécessaire pour laisser émerger un récit parfois difficile à formuler. Un bon coach sait créer un espace sécurisant, où la victime peut s’exprimer sans crainte d’être jugée, minimisée ou poussée à aller plus vite qu’elle ne le souhaite.
La confidentialité rassure sur la possibilité de se livrer sans craindre que les déclarations ne circulent au-delà de la relation d’accompagnement établie. C’est crucial pour construire une relation de confiance, surtout lorsque la victime a été trahie par des proches ou par des institutions.
La disponibilité représente également un facteur à ne pas négliger. Une victime traverse des périodes où le besoin de soutien se fait plus pressant, à l’approche d’une convocation, après un contact inattendu avec l’agresseur, ou simplement lors d’un moment de doute qui survient sans prévenir. Un accompagnement capable de s’ajuster à ces variations, plutôt qu’un rendez-vous figé une fois par mois sans échange entre deux séances, offre une sécurité supplémentaire.
La complémentarité humaine et juridique évite enfin aux victimes de multiplier les interlocuteurs, un psychologue d’un côté, un avocat de l’autre, sans lien direct entre les deux suivis engagés séparément. Un coaching qui réunit ces deux compétences permet une prise en charge cohérente, du premier échange jusqu’à l’issue d’une éventuelle procédure judiciaire.
L’approche de Victime Coach : un accompagnement sur mesure, sans protocole imposé
Je suis Maître Nathalie Tomasini, fondatrice de Victime Coach. Je suis avocate de formation, spécialisée dans les violences intrafamiliales, les agressions sexuelles, le harcèlement moral et le cyberharcèlement. J’ai également suivi une formation en développement personnel à HEC, qui m’a permis de développer une compétence rare en accompagnement et coaching des victimes.
Mon approche repose sur une conviction simple : chaque victime a son propre rythme, ses propres limites, ses propres ressources. Je ne crois pas aux protocoles rigides, aux étapes imposées, aux calendriers figés. Mon rôle est d’accompagner chaque personne dans la découverte et la mobilisation de ses ressources, sans la pousser au-delà de ce qu’elle est prête à faire.
Je propose un premier échange gratuit, qui ne vise pas à recueillir un récit détaillé des faits, mais à poser un cadre rassurant. Cette rencontre initiale permet à la victime d’exprimer ce qu’elle ressent, avec ses propres mots, à son rythme. Il s’agit d’un moment d’écoute avant tout, dénué de toute pression, qui permet de cerner la situation dans ses grandes lignes et d’identifier les besoins les plus urgents.
Une fois ce premier contact établi, l’accompagnement entre dans une phase d’exploration plus approfondie. La victime est invitée à revenir, si elle s’en sent capable, sur les événements marquants de son parcours, les émotions associées, les répercussions concrètes sur sa vie quotidienne. Cette étape demande de la patience, tant de mon côté que de celui de la personne accompagnée. Les souvenirs remontent par bribes ou restent longtemps inaccessibles, et mon rôle consiste justement à laisser cet espace ouvert, sans forcer le rythme des révélations.
La reconstruction est l’étape suivante. Le travail sur la confiance en soi en constitue la base et se fait avec des outils concrets pour retrouver progressivement la capacité d’être soi-même. Reprendre la parole face à un collègue, oser sortir seule après plusieurs mois d’isolement, envisager un retour à une activité mise de côté : chaque petit pas compte et se construit avec mon soutien, jamais dans la précipitation.
Parallèlement à ce travail personnel, une réflexion s’engage sur les suites à donner à la situation. Certaines victimes souhaitent en rester à un coaching strictement humain, sans démarche judiciaire associée. D’autres, au contraire, ressentent le besoin d’aller plus loin et d’envisager une action en justice pour faire valoir leurs droits. Cette discussion se mène sans orientation imposée : ma double compétence permet d’éclairer les options possibles, sans pousser vers une voie plutôt qu’une autre.
Le suivi se poursuit dans la durée, avec des rendez-vous espacés selon les besoins et l’évolution de chaque personne. Loin d’un protocole standardisé appliqué à tous, ce rythme s’ajuste en continu, certaines périodes nécessitant un accompagnement plus rapproché, d’autres laissant place à davantage d’autonomie. Cette souplesse constitue l’un des marqueurs forts de ma méthode, où l’objectif final reste toujours le même : permettre à la victime de retrouver une place pleine et entière dans sa propre existence, débarrassée du poids qu’elle portait seule jusque-là.
On affine ensemble
Les séances permettent de choisir ce qui compte vraiment pour vous.
Le prix de la séance de coaching d’1h30 : 200 euros
En Visio ou en Présentiel
Et si vous voulez lancer la discussion,
la page Contact est la bonne porte d’entrée :
VICTIME COACH
Liste des compétences — Victime Coach
