Un accompagnement en trois actes pour les victimes de violences : comprendre, se défendre, se reconstruire.
Nathalie Tomasini
Coach spécialiste en accompagnement des victimes de violences conjugales
Sommaire :
- Les violences conjugales : une réalité pénible pour de nombreuses personnes
- Ce que dit la loi française à propos des violences domestiques
- Que faire en cas de maltraitance au sein du foyer ?
- Trouver un accompagnement humain adapté
- Pourquoi s’adresser à Victime Coach ?
- Un coach humain et juridique expert en défense des victimes de violences en tout genre
Les violences conjugales : une réalité pénible pour de nombreuses personnes
La loi définit les violences dans le couple comme l’ensemble des actes commis par un partenaire, un ex-partenaire, un conjoint ou un concubin, quelle que soit la nature du lien qui les unit et même en l’absence de vie commune. La législation distingue plusieurs formes de maltraitances :
- la violence physique qui recourt à des gestes destinés à blesser ;
- la violence sexuelle imposée sous la contrainte ou la menace ;
- la violence psychologique qui vise à dénigrer et à rabaisser l’autre au fil du temps ;
- la violence économique qui prive la victime de son autonomie financière pour mieux la maintenir sous contrôle.
Cette réalité touche très majoritairement les femmes. Selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, elles représentent 84 % des personnes ayant subi des agressions domestiques enregistrées en 2024. Les hommes ne sont pourtant pas épargnés. Ils constituent une part minoritaire de ceux qui recourent aux services d’un coach pour victimes de violences conjugales. Et leur situation est souvent plus difficile à faire reconnaître, tant les représentations sociales laissent peu de place à cette possibilité.
Les répercussions des maltraitances au sein du couple dépassent largement le moment où elles se produisent. Sur le plan psychologique, l’anxiété chronique, la perte de confiance en soi et un état de vigilance permanent s’installent fréquemment chez la victime. Le corps garde aussi ses marques, parfois visibles ou enfouies sous des troubles somatiques qui n’ont pas de cause médicale identifiable. Les conséquences sur la vie sociale et professionnelle ne sont pas négligeables et incluent l’isolement progressif, les difficultés de concentration, l’absentéisme et toujours dans un contexte où la victime peine à expliquer ce qu’elle traverse à son entourage.
Ce que dit la loi française à propos des violences domestiques
Le droit français a considérablement renforcé les outils de prise en charge des personnes contre la maltraitance au sein du couple. Le dispositif central reste l’ordonnance de protection, prévue par les articles 515-9 et suivants du Code civil, qui permet au juge aux affaires familiales d’accorder en urgence des mesures de sécurité à une victime, même en l’absence de plainte pénale préalable.
La loi n° 2024-536 du 13 juin 2024 a marqué une étape supplémentaire dans cette réforme. Elle a créé une ordonnance provisoire de protection immédiate, que le juge peut délivrer sous 24 heures lorsqu’un danger grave et imminent est caractérisé, et au plus tard sous 6 jours dans les autres cas, en attendant l’audience classique. La durée des mesures est désormais fixée à 12 mois, contre 6 auparavant. Les sanctions encourues en cas de non-respect des obligations imposées à l’auteur des violences ont été alourdies et sont passées à 3 ans d’emprisonnement et à 45 000 € d’amende.
Ce texte précise également que l’absence de cohabitation entre les parties ne peut plus justifier un refus de protection, une clarification importante pour les victimes qui ont déjà quitté le domicile conjugal. La question des enfants exposés à ces maltraitances a elle aussi fait l’objet d’un renforcement. La loi n° 2024-233 du 18 mars 2024 prévoit notamment le retrait de l’autorité parentale pour celui qui a été reconnu comme auteur de certains crimes commis sur l’autre parent.
L’ensemble de ce corpus juridique a permis d’instaurer un cadre de plus en plus protecteur, mais son application reste complexe pour une personne qui découvre ces démarches en pleine détresse. Devant ce constat, l’accompagnement d’un coach averti et bienveillant apporte une aide précieuse pour les victimes de violences conjugales.
Que faire en cas de maltraitance au sein du foyer ?
La première étape, qui est souvent la plus difficile, consiste à trouver un espace pour parler du problème. Un proche de confiance, une association spécialisée ou une ligne d’écoute dédiée peuvent constituer ce premier point d’appui, avant même d’envisager une démarche plus formelle. Ce moment de parole, aussi bref soit-il, permet parfois de rompre un isolement installé depuis longtemps et d’entrevoir des solutions qui semblaient inaccessibles.
Affronter seul cette situation représente d’ailleurs l’un des pièges les plus fréquents chez les victimes. L’emprise exercée par le partenaire agressif conduit souvent à minimiser, à repousser les démarches, voire à croire qu’il sera possible de gérer la situation sans aide extérieure. Au lieu de protéger, cette solitude tend au contraire à prolonger le danger. Rompre cet isolement peut simplement consister à identifier, en amont, les personnes et les structures capables d’apporter un soutien fiable le jour où la victime se sentira prête à agir.
Sur le plan juridique, plusieurs précautions méritent d’être prises rapidement, en étant accompagné par un coach spécialiste des victimes de violences conjugales de préférence. Porter plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie ouvre la voie à une procédure pénale contre l’auteur des faits. Solliciter une ordonnance de protection chez le juge aux affaires familiales permet d’obtenir des mesures de sécurité sans attendre l’issue d’une éventuelle enquête. Rassembler les preuves (certificats médicaux, messages, témoignages de proches) constitue une étape déterminante pour appuyer ces procédures, tant les processus reposent largement sur la capacité à documenter les faits subis.
Se protéger juridiquement ne répond pas seulement à un besoin de reconnaissance. Cette démarche vise aussi à limiter le risque de récidive et à sécuriser le quotidien, qu’il s’agisse du logement, de la garde des enfants ou de la confidentialité de l’adresse. La technicité de ces procédures expose souvent à l’isolement. Victime Coach propose un accompagnement qui aide les plaignants à s’y retrouver sans les laisser seuls face aux décisions à prendre. Le suivi comprend une assistance à la constitution du dossier, une préparation aux échanges avec les forces de l’ordre ou avec le juge et un travail sur la manière de formuler un récit clair malgré l’émotion que ces démarches suscitent inévitablement.
Trouver un accompagnement humain adapté
Au-delà des démarches juridiques, la reconstruction d’une victime de violences conjugales passe par un travail intérieur qui demande du temps et un accompagnement à la hauteur de ce qui a été vécu. Une prise en charge mal ajustée ou trop précipitée risque de laisser la personne avec l’impression de ne pas avoir été véritablement entendue.
L’aspect psychologique et émotionnel ne doit surtout pas être négligé. Au-delà des faits eux-mêmes, les violences au sein du foyer s’impriment durablement dans l’esprit. Beaucoup de victimes développent un état de vigilance permanent, une difficulté à faire confiance et parfois des symptômes proches du stress post-traumatique, avec des réminiscences, des troubles du sommeil ou une anxiété qui ressurgit sans prévenir.
Vivre sous une menace constante déclenche inévitablement de telles réactions, sans qu’il faille y voir une faiblesse de la personne. En réalité, elles constituent une réponse naturelle à une exposition prolongée au danger et à la peur. Les reconnaître comme telles, plutôt que de les percevoir comme un signe de fragilité, représente déjà une étape importante du travail engagé avec un coach expert en accompagnement des victimes de violences conjugales.
Chez Victime Coach, ce soutien s’appuie sur les techniques de coaching acquises par Maître Tomasini pendant sa formation à HEC, associées à une expérience concrète des mécanismes de l’emprise conjugale, forgée depuis plus de trente ans auprès de personnes de tous horizons. Le cheminement se déroule généralement en plusieurs phases.
L’écoute constitue le point de départ et permet de raconter les faits sans être interrompu, sans avoir à se justifier et sans craindre le jugement de son interlocuteur. Vient ensuite la compréhension, ce moment où la victime réalise que ses réactions, parfois déroutantes pour elle-même, correspondent à des mécanismes bien identifiés face à l’emprise et à la peur. La déculpabilisation prend le relais. Il s’agit d’un travail souvent long, surtout si la personne se sent responsable de ce qu’elle a subi.
Enfin, la reconstruction proprement dite permet de retrouver progressivement une capacité de décision et une confiance envers soi-même, mise à mal par des années de dénigrement systématique. Une attention particulière est aussi accordée aux moments de rechute émotionnelle. Ils sont fréquents dans ce type de parcours et l’accompagnement vise à permettre à la victime de les vivre comme une étape naturelle, avec un soutien disponible au moment où elle en a besoin.
Pourquoi s’adresser à Victime Coach ?
Maître Tomasini s’est spécialisée dans la défense des personnes victimes de violences en tout genre. En 2020, elle fonde le Cabinet Tomasini Avocats, qui élargit encore ce champ d’intervention tout en gardant les maltraitances intrafamiliales comme cœur de son activité. Cette expertise juridique est doublée d’une compétence rare en accompagnement et développement personnel, acquise à HEC, qui permet à Maître Tomasini de travailler sur les deux dimensions d’une même situation sans jamais séparer l’une de l’autre. Elle peut ainsi proposer des prestations de coach pour les victimes de violences conjugales qui prennent en compte à la fois l’aspect humain et juridique.
La force de cette approche pluri-disciplinaire évite aux individus maltraités de devoir choisir entre confier leur souffrance à un professionnel de l’écoute et laisser leur dossier à un spécialiste du droit, deux rôles habituellement tenus par des professionnels différents, sans lien direct entre eux. Une personne suivie séparément par un psychologue et par un avocat doit souvent répéter deux fois le même récit, ajuster son discours selon l’interlocuteur et composer avec des conseils qui ne tiennent pas compte l’un de l’autre. Cette fragmentation, aussi involontaire soit-elle, ajoute une charge mentale supplémentaire à un parcours lourd.
Avec Victime Coach, ce lien existe déjà, porté par une seule interlocutrice qui connaît autant les subtilités de la procédure que les ressorts psychologiques de l’emprise conjugale. Une préparation à une audition peut ainsi tenir compte de l’état émotionnel réel de la victime ce jour-là, et non se limiter à un exercice purement technique. Une avancée dans le travail de reconstruction personnelle peut, à l’inverse, s’appuyer sur une meilleure compréhension du calendrier judiciaire et de ce qu’il implique concrètement. Cette passerelle entre les deux dimensions constitue un atout que peu d’accompagnements proposent avec la même cohérence.
L’assistance de Victime Coach ne s’arrête pas à l’issue d’une audience ou d’un jugement. Elle se poursuit après la procédure quand la victime doit apprendre à reconstruire une vie loin de la menace, sans le filet que représentait, malgré tout, l’attention portée à son dossier pendant la phase judiciaire. Ce suivi dans la durée distingue nettement l’approche du cabinet d’un accompagnement ponctuel limité à la seule urgence.
Un coach humain et juridique expert en défense des victimes de violences en tout genre
L’expérience de Maître Tomasini en tant qu’avocat et accompagnant des victimes de maltraitance ne se limite pas aux situations qui ont lieu au sein d’un foyer. Son cabinet défend également les victimes d’agressions sexuelles, quel que soit le contexte dans lequel ces violences sont survenues (domicile, milieu professionnel ou espace public). Cette expertise est renforcée par une attention portée à la dimension psychologique des cas, essentielle pour faire reconnaître devant la justice l’ampleur réelle du traumatisme subi.
Le harcèlement occupe une place tout aussi importante dans les domaines d’intervention de Victime Coach. Le cabinet traite les dossiers de harcèlement moral en milieu professionnel, encadré par le Code du travail, ainsi que les situations de harcèlement scolaire, un phénomène en hausse qui touche des enfants et des adolescents sous des formes multiples, telles que les moqueries répétées, les exclusions ou le cyberharcèlement. Reconnu comme une infraction spécifique depuis la loi du 3 août 2018, le harcèlement de rue complète ce champ d’action, aux côtés des atteintes à la vie privée liées à la diffusion de contenus dégradants en ligne.
Depuis 2021, Maître Tomasini anime également une hotline SOS violences intrafamiliales, un dispositif bénévole. Ce service offre une première orientation juridique gratuite aux personnes qui n’osent pas encore franchir le pas d’une consultation classique. Celui-ci s’inscrit dans un engagement plus large, marqué par une participation régulière à des programmes de prévention et de sensibilisation auprès d’institutions et d’établissements scolaires, avec une conviction affirmée depuis les débuts du cabinet. La défense des victimes ne se limite pas à la salle d’audience, elle commence bien en amont, par l’information et l’écoute.
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